L’idée de vouloir changer le monde - Mark Smith

Mon blogue

L’idée de vouloir changer le monde

L’idée de vouloir changer le monde - Mark Smith

Durant ma jeunesse, je me souviens avoir accompagné ma mère lors de son stage professionnel à l’étranger. Ce fut un véritable choc pour moi. Même aujourd’hui, je n’arrête pas d’y penser. D’ailleurs, je me suis mis à fixer un objectif dans ma vie, qui était d’apporter mon aide aux démunis de ce monde.

Un voyage particulier

À notre passage en Afrique, nous nous sommes installés au Bangladesh pour deux semaines. Pendant que ma mère suivait sa formation, je fis le tour de la ville, accompagné de quelques autres étrangers venus d’un peu partout dans le monde. Dans un coin reculé de cette grande ville, les dénivellations entre les hommes étaient vraiment horrifiantes. Avec ma caméra à la main, je sillonnais les différents petits ilots de cases, à la recherche d’un souvenir marquant. Un homme m’avait suivi dans cette aventure étonnante. Lui aussi avait sa caméra, et apparemment, il avait travaillé toute sa vie comme spécialiste en soumission couvreur laval. Durant notre exploration, nous vîmes des enfants animés par la curiosité de voir ces étrangers qui venaient les déranger dans leur coin de vie. Ils n’avaient que la peau sur les os, le regard vide et les articulations énormes. Sans m’en rendre compte, je tremblais en les filmant. Ce n’était qu’au bout d’un certain temps que je compris à quel point, ce que je faisais était impoli. Pour qui me prenais-je de filmer la vie de ces gens ? Je suis retourné sur mes pas aussi vite que je le pouvais, sans me retourner. L’homme qui m’accompagnait a fait de même, sans vraiment comprendre les raisons qui m’avaient poussé à rebrousser chemin.

Une image traumatisante

Arrivé à l’hôtel, j’ai fait part à ma mère de tout ce que j’ai vu le jour, afin de pouvoir lui poser un tas de questions. Sans que je puisse poser l’une d’entre elles, elle m’a tout de suite raconté ce qui se passait exactement. Vraisemblablement, très peu d’enfants de ce coin de la ville, bénéficiaient d’eau potable et de nourriture. Leur situation précaire, les exposait à différentes maladies, comme le paludisme et la dengue. Le gouvernement ayant d’autres priorités, ne se soucie pas de ces pauvres enfants vivant dans la douleur, la faim et le froid. Et justement, c’était dans l’intention de fournir une aide à ces enfants, que ma mère avait fait ce voyage. Son groupe avait pour projet, de faire des campagnes de donation pour optimiser la sensibilisation, et contribuer à des aides humanitaires. Le plan a, en partie, fonctionné. Seulement, les soutiens étaient de loin suffisants. Revenu au pays, l’image de cet enfant squelettique a continué à me troubler. Après avoir longuement réfléchi, ma décision était prise. Je ferai de mon possible pour venir en aide à ces jeunes gens de l’autre côté du monde. Je commençais par récolter des dons, et continuer à sensibiliser les gens de mon entourage, qui devaient répondre la campagne à leur tour. Tout avançait bien, malgré les petits pas qu’on faisait. Si réellement, nous nous donnons la main, nous parviendrons à vaincre la faim et la peur en ce monde, avais-je mentionné à tous les soutiens que j’avais obtenus.